Une saignée de bitume telle une barrière anti-quadrupèdes : 50 km seulement, un simple couloir de circulation à deux voies, mais au cœur du parc du Serengeti, pourrait faire basculer l’industrie touristique de la Tanzanie et, par ricochet, de son proche voisin kenyan. Qui dit route dit clôtures pour éviter les accidents, et entrave pour les animaux.
Des projets similaires au Canada (parc de Banff) ou en Namibie (Etosha) ont d’ailleurs déjà fait la preuve de leur nocivité pour les populations migratoires.
Car plus d’un million trois cent mille gnous traversent chaque année l’axe qu’emprunterait la route, dans cet élan naturel spectaculaire qu’on nomme la Grande Migration, et qui fait le régal des amateurs de safaris.
Or les gnous, avec les zèbres et les gazelles, assurent la vitalité des prairies et sont la nourriture des grands fauves menacés.